PhilosophieUne reflexion personnelle sur la photographie.

Le photographe a pour toile son appareil. Pour chevalet, son trépied.
Sa palette : les couleurs, l’éclairage.
Son objectif est de peindre « la lumière ».

Sa technique est toute dévouée à l'art. Il doit sublimer les volumes, les couleurs, les formes et les contours.
Il écrit, avec son âme, le regard enchanteur des merveilles du monde.

Ses yeux font chanter les images de l'heure bleue, de la brume, de l'aurore… et plus encore. Il capture pour nous émouvoir l'instant qui deviendra alors éternel !

Son rôle de comédien est de jouer avec votre regard, de vous faire rêver et de vous émouvoir. Il doit faire virevolter la scène, transcender l'éclairage et magnifier les couleurs. Par le cadrage et la composition l'image devient émotion.

Vous êtes surpris, transporté, envoûté, ému... ?
Il a gagné !

 

Vincent (avril 2014).

 

Si vous voulez poursuivre, la lecture, notez bien :

La photographie est le 8ème art !
Sans technique il n'y a pas d'art !
Mais techniquement on peut faire une photo. sans art.

Pensez pour moi même, la philosophie et la photographie :

 

1/ Les mots, leurs origines et leurs définitions :

Quelle est l'étymologie du mot art ?

Étymologie et évolution du sens :
Le mot français « art » dérive du latin ars, artis qui signifie « habileté, métier, connaissance technique ».

 Quelle est l'étymologie du mot technique ?

Étymologie et évolution du sens :
Du latin technicus, issu du grec ancien τεχνικός, tekhnikos (« relatif à un art, à une technique ; industrieux ; habile ») dérivé de τέχνη...

 

2/ La photographie, une œuvre d'art ?

Oui et non. Et surtout pas dans tout les cas.
Dans une œuvre d'art il y a une notion d’esthétisme qui transporte vers le beau.
La beauté est une notion très subjective, certains verront « du beau » quand d'autres verront « du pas beau ».
Selon nos origines, notre culture, notre éducation, notre parcours personnel,... nous verrons du beau quand d'autres ne ressentiront rien.
Mais dans tout les cas « le beau » provoque l'allégresse, le ravissement, la plénitude, l'exaltation, l'enthousiasme.
L'œuvre d'art doit donc transmettre un message, soulever un questionnement, invité à la rêverie...
Elle réussit si elle provoque une émotion.

Toutes les photographies ne sont pas des œuvres d'art.

Le photo journalisme, le photo-reporter, le grand reporter, s'il transmet un message, il informe, dénonce,... et n'invite jamais à la contemplation.
Se sont des clichés documentaires.

Puis il y a le mauvais photographe, celui qui se dit photographe, se croit être un photographe. Il photographie mais ne maîtrise rien.
Seul l’intérêt du sujet peut éventuellement le sauver.
Sinon pour diverses raison, il ne produit que des images plates et sans âme.
Malgré du bon matériel, rien n'y fait, s'il n'ouvre pas « le capot ». Il va osciller entre photos ratées et une de bonne documentaire « le cliché ».
S'il ne se remet jamais en question, s'il ne s'ouvre pas à la technique, laissant son appareil faire à sa place, le tout automatique, il ne contrôle rien et n'obtient que des images sans intérêts. Ou des images d'informations.
Il s’obstine dans « ses automatismes », il oublie que son appareil possède moult réglages.

Mais quand la photographie devient une œuvre d'art (comme vu plus haut), elle invite à l'émotion, à la rêverie...

L’œil de l'artiste photographe doit contrôler la lumière, le temps et l'espace.
Il fait alors des choix. Il peut même les anticiper, les préparer.
Devant une scène qu'il considère « belle », le photographe d'art doit maîtriser la technique de sa propre discipline, pour transmettre son émotion.
Car se sont les plus belles lumières, les plus grands ou petits espaces, les temps les plus fugaces ou les plus longs qui sont les plus beaux et les plus durs à prendre.
Sont but est de capturer le présent qu'il a vu « magnifique » pour le glorifier et le représenter éternellement.
Il doit transmettre son émotion et invité le regard « de l'autre » vers un message provoquant la contemplation, l’intérêt, l'émoi. On a alors une œuvre d'art !

 

3/ L’art a besoin de la technique :

En photographie, vous devez, vous aussi, maîtriser la technique (photographique) pour aboutir à une œuvre d’art.
En effet vous devez connaître l'outil, votre appareil, pour saisir les plus belles scènes.
Il faudra notamment savoir, comment retranscrire, ce que vous voyez ou ce que vous souhaitez que l'autre perçoit.
Plus vous aurez de la technique, plus vous pourrez exprimer votre créativité.
Vous serez alors capable avec la technique de maîtriser et jouer avec la lumière et la scène.
Car se sont les plus belles scènes et lumières qui sont les plus durs à capter.
Connaissant les réglages, la composition, et se que vous voulez transmettre que vous atteindrez votre objectif.

 

4/ La technique n'a pas besoin de l'art :

Vous pouvez faire quelque chose de bien mais pas quelque chose de beau.
Si vous voulez une œuvre d'art : vous devez transcender la lumière, jouer avec elle et ce sont les lumières les plus difficiles à capter qui sont les plus belles !
La technique n'est qu'au service de l'art : par sa maîtrise vous pourrez décider ce que vous voulez transmettre comme message et vous affranchir des problèmes qu'une scène vous impose.
Alors, vous pourrez peindre la lumière :

  • à l'heure bleue,...
  • au contre jour,
  • à la lumière rasante,
  • de nuit,
  • en maîtrisant profondeur de champ,
  • en choisissant le piqué,
  • en décidant une photographie sélective,
  • en faisant photographie descriptive,
  • en créant un filet,
  • etc...

La technique n'apporte pas tout et heureusement.
Vous avez beau la maîtriser, si vous n'arrivez à regarder, à composer, à imaginer, à transgresser, à anticiper,...vous n'arrivez pas à retransmettre l'émotion et à susciter un intérêt dans le regard de l'autre.

 

5/ Quelles limites pour un photographe ?

Devenir « photo-graphiste » ou rester  photographe ?

Le photo-graphiste se sert des techniques du photomontage pour faire une création irréelle, qu'il n'a pas vu. Il ajoute, notamment, à la scène des éléments extérieurs.
Il monte une image et ce n'est plus ce qu'il a vu ou voulu faire voir. C'est de la photocomposition.
Il peut, par exemple, rajouter un arc en ciel, de la pluie, du brouillard...

Le photographe, lui, développe son négatif numérique par ses photos prisent en RAW (format brut).
Comme il le faisait, avant, avec l'argentique.

Puis il pourra, comme il le faisait lors d'un tirage papier, recadrer, saturer, éclaircir, créer du vignetage, faire ressortir une texture, passer en noir et blanc...
Mais il ne modifiera jamais l'image qu'il a vu en ajoutant un/des élément(s).
Il pourra malgré tout, se servir des nouvelles technologies que lui donne le numérique, pour interpréter une scène réelle et la magnifier pour créer de l'émotion.
Il pourra transcender ce qu'il a vu (ex. : enlever une ligne électrique....).
Il pourra vouloir montrer sa vision du monde, la partager pour créer un état émotionnel et transporter le lecteur.
C'est de la photographie d'art. Une œuvre d'art : transmettre sa vision du beau, provoquer un état d'âme...

Le photographe d'art ne doit jamais allez vers le photomontage, c'est une autre discipline. Il ne doit jamais ajouter à la scène un élément extérieur.
Telles sont ses limites. Il peut travailler le réelle, jamais l'irréel.

Patience, méthode, courage et acharnement, il doit maîtriser petit à petit sa technique et se servir de son expérience...acquises au fil du temps.

Il pourra, alors, créer une photographie d'art !

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